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La prise en compte des sortants de prison radicalisés

 les personnes radicalisées sortant de prison est un enjeu majeur de la lutte antiterroriste
Photo : ministère de l'Intérieur
06/12/2021
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La menace pour la sécurité et l’ordre public représentée par les personnes radicalisées sortant de prison est un enjeu majeur de la lutte antiterroriste. Elle découle de la mise en cause judiciaire croissante depuis 2015 d'individus appartenant à la mouvance islamiste radicale par les différents services de police. Zoom sur une organisation interministérielle.

Face au risque que représentent potentiellement ces personnes, un dispositif ad hoc est aujourd’hui mis en œuvre de manière à :

  • anticiper la sortie de prison des individus incarcérés pour terrorisme islamiste ou détenus pour des faits de droit commun radicalisés ; 
  • s’assurer que chaque personne fera l’objet d’un suivi opérationnel adapté, par les services de renseignement. 

 

Une coordination nationale pilotée par l’Unité permanente de suivi des sortants de prison 

Cette unité, créée au sein de l’UCLAT* en juin 2018, entretient des relations étroites avec les différents services concernés : les services de renseignement, les services de police judiciaire, le Parquet national antiterroriste, les juges d’application des peines terroristes, la direction des affaires criminelles et des grâces, la direction des libertés publiques et des affaires juridiques, la direction générale des étrangers en France et les préfectures de zone de défense et de sécurité. 

Une réunion de coordination mensuelle nationale permet de :

  • s’assurer du suivi envisagé des personnes sortant dans les deux mois suivants, qu’il s’agisse de surveillance ou de mesures de police administrative (par exemple une assignation à résidence, des obligations de pointage, le signalement de déplacements ou de changement de domicile, une expulsion, etc.) ;
  • actualiser le fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT*) ;
  • s’assurer de l’information des Groupes d’évaluation départementaux (GED*) au sein des préfectures concernées.
  Le saviez-vous ?
La coopération entre la DGSI et ses partenaires, en particulier le Service national du renseignement pénitentiaire (SNRP), est particulièrement développée. 
À ce jour, ce dispositif a directement permis de déjouer un projet d’attentat en 2019. 
 

* Unité de concours de la lutte antiterroriste - DGSI