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Chargé de liaison au sein du service de la coopération internationale

15/06/2021
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Alexis* nous explique son parcours et ses missions de chargé de liaison au sein du service de la coopération internationale de la DGSI.

Vous occupez les fonctions de chargé de liaison depuis plus de trois années maintenant, qu’est-ce qui vous a conduit à ce poste ?

J’effectuais un travail d’expert dans un autre service de la DGSI depuis 5 ans lorsque cette opportunité s’est présentée. C’était pour moi l’occasion de travailler avec des partenaires étrangers, de représenter la DGSI et d’aborder toutes les thématiques traitées par le service, comme le terrorisme, la prolifération des armes, l’ingérence, et d’autres encore. Cette ouverture vers l’extérieur et cette transversalité des missions représentaient des atouts exceptionnels dans un univers professionnel où règnent la discrétion et le plus souvent, la spécialisation dans une thématique, alors j’ai franchi le pas !  
De plus, la plupart de mes collègues chargés de liaison sont des contractuels, recrutés en sortie d’études ou après une première expérience dans le privé. Ces profils permettent une grande diversité et une complémentarité d’approche des relations avec les partenaires qui sont de réels atouts !

Vous utilisez le terme de « partenaire », en quoi consiste la coopération internationale ?

Notre rôle est d’animer les relations avec les représentants des services de renseignement étrangers afin d’échanger des informations de qualité utiles à la DGSI et les nourrir réciproquement de  celles dont nous avons connaissance et qui peuvent les concerner.
 Car tout repose sur la confiance et l’intérêt à partager une information. Le sens du relationnel est absolument primordial, même si certains partenaires sont plus proactifs ou volontaristes que d’autres. Cette fluidité des échanges est particulièrement riche dans le domaine de la lutte antiterroriste, les services partageant un même objectif.

 Quelles sont les qualités requises pour un chargé de liaison ?

Les principales qualités requises sont le sens du contact, la disponibilité, la discrétion et l’impartialité. Il faut évidemment parler anglais et également avoir des compétences en rédaction car après un échange avec un partenaire étranger, nous rédigeons un compte-rendu à destination de la hiérarchie de la DGSI et des services concernés.

Comment vivez-vous au quotidien le poids du silence sur votre travail auprès de votre entourage ?

Seuls quelques rares proches, comme ma femme, connaissent mon appartenance à la DGSI, sans pour autant savoir quelles sont mes fonctions précises. Pour les autres, je travaille au sein du ministère de l’Intérieur. Pas besoin d’en savoir plus !
Parfois, c’est un peu pesant de ne pas pouvoir partager qu’on a contribué à telle ou telle affaire, mais je sais pourquoi je fais ce travail et ma gratification personnelle, ou partagée avec mes collègues, me suffit !

Quel peut être votre avenir professionnel après une telle expérience ?

L’ouverture à toutes les thématiques traitées par la DGSI représente  non seulement un enrichissement intellectuel personnel, mais il permet également de rencontrer des collègues de toutes les directions. J’ai pu acquérir de bonnes connaissances dans de nombreux domaines et identifier ceux qui m’intéressent le plus. Le jour venu, je sais que je pourrai choisir ma nouvelle voie en connaissance de cause au sein d’un autre service de la direction. Mon poste est une tour de guet formidable pour cela !

Si vous deviez donner un conseil à un futur chargé officier de liaison, quel serait-il ?

En tout premier lieu, celui de bien s’organiser. Il sera accompagné par l’équipe dans l’apprentissage du traitement de l’information, du langage administratif et dans la connaissance de la zone géographique qu’il va couvrir. Mais l’organisation ne dépend que de lui, et pour ne pas être submergé,  c’est un point de vigilance de tous les instants. Les journées peuvent être très denses, avec de multiples réunions, parfois nous devons participer à des soirées professionnelles et malgré ça, le lendemain matin, il faut être en forme pour recommencer !

Une bonne structuration de son travail  et un suivi régulier sont les clés de la réussite au sein de ce poste passionnant !  

* L'identité des agents de la DGSI étant protégée, son prénom a été modifié